Omar N. Bardley est né le 12 février 1893 à Clark dans l'état du Missouri. Il sort de l'Académie militaire de West Point en 1915 et rejoint le 14e régiment d'infanterie qui garde la frontière avec le Mexique  puis obtient le grade de capitaine cette même année. Il doit s'embarquer pour l'Europe avec la 19th division d'infanterie mais la pandémie de grippe espagnole puis l'armistice l'en empêchent.

  Entre les deux guerres, il enseigne les mathématiques à West Point et est promu major en 1924. Après un bref séjour à Hawaii il étudie à l'école de commandement général à Fort Leavenworth de 1928 à 1929. À partir de cette année, il retourne enseigner à West Point. Élevé au grade de lieutenant-colonel en 1936, il travaille au département de la guerre à partir de 1938. En février 1941 il est promu brigadier-général et obtient le commandement de Fort Benning en Georgie. En février 1942 il prend le commandement de la 82e division d'infanterie (avant sa conversion en division parachutiste) avant de passer en juin à la 28e. En raison de l'empathie qu'il suscitait auprès des soldats, il a parfois été surnommé GI General.

Il ne reçoit pas d'affectation au front avant 1943. Lors de l'opération Torch il sert sous les ordres de Dwight D. Eisenhower. Il est nommé chef du IIe corps en avril et le commande lors des batailles finales d'avril et mai 1943. Il conduit ensuite son corps en Sicile en juillet 1943. Pendant la préparation de la bataille de Normandie, il est choisi pour commander l'important premier groupe d'armées. Lors de l'opération Overlord (Débarquement de Normandie), il dirige trois corps sur les missions Utah Beach et Omaha beach. En juillet 1944, il planifie l'Opération Cobra qui est le début de la percée à partir des plages (percée d'Avranches). En août 1944, le tout nouveau 12e Groupe d'armées des États-Unis est renforcé pour atteindre 900 000 hommes. Bradley utilise cette force sans précédent pour réaliser un plan ambitieux d'encerclement des forces allemandes en Normandie, les piégeant dans la poche de Chambois (ou poche de Falaise). Les armées allemandes subissent un affaiblissement considérable. Bien que l’opération soit partiellement réussie, les alliés atteignent la ligne Siegfried à la fin septembre 1944 et s'arrêtent.

Les troupes sous le commandement de Bradley et de son subordonné, George Patton, subissent l'essentiel du choc initial lors de la bataille des Ardennes, puis font refluer la contre-attaque allemande. Bradley utilise la faiblesse de l'adversaire après la reprise des combats pour enfoncer les défenses allemandes et traverser le Rhin et prendre le cœur industriel de la Ruhr. La prise chanceuse du pont de Remagen est rapidement exploitée amenant un énorme mouvement en tenailles qui permet la capture de 300 000 prisonniers. Lorsque son groupe rencontre l'Armée rouge près de l'Elbe, à la mi-avril 1945, il est composé de quatre armées (1re, 3e, 9e et 15e) pour un total dépassant 1,3 million d'hommes

Années d'après guerre.

Bradley est à la tête de l'administration des vétérans pendant deux ans après la guerre. Il est fait chef d'état-major en 1949 et premier coordinateur des forces armées. Le 21 septembre 1950, il est nommé général à cinq étoiles, le cinquième homme à atteindre ce rang. À ce grade, il gère le début de la guerre froide et de la guerre de Corée.  Il publie ses mémoires en 1951 sous le titre, Une histoire de soldat, où il se montre critique vis-à-vis du commandant britannique Bernard Montgomery. Comme un général cinq étoiles est toujours membre de l'armée des États-Unis d'Amérique, il passe ses dernières années dans le centre médical William Beaumont à Fort Bliss, Texas Il s'y éteint le 8 avril 1981 et sera inhumé au cimetière d'Arlington.

 

 

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                                            Omar Nelson Badley 1893-1981.

 

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                       Omar Bradley en uniforme de cadet de West Point.

 

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   Le 6 juin le général Bradley embarque à bord du cuirassé USS Augusta au large d'Omaha Beach.

 

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 Le général  décore le T/4 Jack Rudd du 502nd PIR de la 101st pour sa conduite lors de la bataille de Normandie.

 

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                              Les généraux Patton et Bradley au camp de Buchenwald.

 

 

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Général Dwight Eisenhower, Fieldmarechal Bernard Montgomery et le général Omar N. Bradley en 1946. Depuis la campagne d'Italie, le maréchal Montgomery était en froid avec son homologue américain. De son côté Omar Bradley ne manquera pas à le critiquer très séverement dans ses mémoires de guerre.

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                            Omar Bradley A la Une du magazine Life en 1951.