Né le 6 juin 1891, il est le fils de l'historien Erich Marks. Il étudie la philosophie à Fribourg, mais arrête ses études après seulement trois semestres pour devenir officier dans l'armée en octobre 1910. Au début des années 1930, Marks est nommé chef des affaires publiques pour le ministre des forces armées, puis de 1932 à 1933 il occupe le même poste à la Chancellerie. En 1940 il est en France, servant à l'état-major de la 18ème Armée,modifiant les plans pour empêcher que la ville de Bruges et les ponts de Paris soient bombardés en estimant que l'importance historique de ces sites sont nécessaires à leur conservation. La même année il travaille à l'élaboration des plans pour  l'invasion de l'Union Soviétique, puis prend part à l'opération Barbarossa. Grièvement blessé le 26 juin 1941, alors qu'il commande la 101ème Division d'infanterie légère, sa blessure oblige les medecins militaires à lui couper une de ses jambes. Peu après on lui annonce que deux de ses trois fils sont morts sur le front russe.

  Malgrè son handicap, Erich Marks reste dans l'armée et commande la 337e division d'infanterie à Paris, puis le LXVI  Corps d'Armée à Clermont-Ferrand ansi que LXXXVII Corps de Bretagne Nord, avant son affectation définitive. En 1944, le général Marks est le commandant du LXXXIV Corps installé à Saint-Lô. Cet officier faisaient partie des septiques en ce qui concerne le lieu que choisiraient les Alliés pour le débarquement. Alors que la plupart de ses confrères de la Wehrmacht  pensaient que ce  serait dans le Pas-de-Calais, Marks avait la certitude que le général en chef Eisenhower ne choisirait pas la facilité et lancerait l'assaut en Normandie .Devant se rendre à Rennes au QG du général Meindl le 6 juin  pour assister au Kriegspiel (opération théorique sur cartes), Marks devait simuler un débarquement sur l'Europe et avait sans le savoir fait le même choix que Eisenhower. Il n'allait pas tarder à montrer qu'il avait vu juste.

  Le 12 juin alors qu'il se trouvait en tournée d'inspection dans le secteur d'Hébécrevon, près de Marigny à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Saint-Lô, il est mortellement blessé par l'attaque d'un chasseur bombardier britannique, atteint par un projectile de 20mm à l'aine alors qu'il se reposait dans un fossé près de la route. Son chauffeur et son aide de camps ne purent rien faire pour sauver leur chef. A 9h45, l'officier succombe à une hémoragie importante.Le général Erich Marks titulaire de la croix de chevalier avec les feuilles de chêne, avait 53 ans et fut inhumé dans le cimetière militaire allemand de Marigny.

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General der Artillerie Erich Marks . (Bundesarchiv)

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Sa tombe provisoire en 1944. (Bundesarchiv)