Joseph R. Beyrle est né le 25 août 1923 à Muskegon dans le Michigan, il est diplômé d'études secondaires en 1942, il à la possibilité de continuer ses études avec l'attribution d'une bourse pour étudier à l'Université de Notre Dame, mais décide de s'enrôler dans l'armée.

  Joe se porte volontaire pour les troupes parachutistes et après sa formation au camp Toccoa en Géorgie,  il rejoint les rangs du 506th Parachute Infantry Regiment de la 101st Airborne, Son unité est spécialisée dans les communications radios ainsi que la démolition,  et stationnée à Ramsbury en Angleterre. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, il se trouve dans le 3e bataillon du lieutenant-colonel Robert Lee Wolverton qui doit sauter dans le secteur de Saint-Côme-du-Mont. Le sort à voulu qu'une unité  allemande soit précisément stationnée sur la DZ en repos pour la nuit. La moitié du bataillon est décimé au cours de la descente, on dénombra plus d'une centaine de morts et le lieutenant-colonel  Wolverton ainsi que de nombreux chefs de compagnies figurent parmi eux. Les autres sont capturés et seule une poignée d'hommes peut s'échapper et se regroupent en dehars de la DZ pour progresser vers leur objectif deux ponts enjambant la Douve à Brévands.

 Joe Beyrle qui atterri sur le toit de l'église de Saint-Côme-du-Mont, perd le contact avec ses camarades. Spécialisé dans le sobotage il est en posséssion de pains de TNT et s'en sert pour commettre des actes de sabotages, comme sur une centrale électrique qu'il croise sur son chemin. Quelques jours plus tard alors qu'il dort dans un fossé il est capturé par une patrouille allemande. Pendant sept mois il passe par différentes prisons et s'échappe deux fois, mais il est repris à chaque fois. Au cours d'un transfert Joe fausse de nouveau compagnie à ses gardes et monte dans un train, mais celui-ci part pour Berlin. Un civil allemand le dénonce à la Gestapo qui l'arrête le bat et le torture, la police allemande  le prend pour un espion américain parachuté en Allemagne. Plus tard il se retrouve interné au Stalag III de Alt Drewitz d'où il sévade en janvier 1945 et part en direction de l'Est en  espérant rencontrer les troupes Soviétiques toutes prôches. Il finit par croiser un bataillon de chars russes, Joe lève les bras en tenant bien en évidence un paquet de cigarettes Lucky Strike et crie en russe: << Amerikansky Tovarich !>> (Camarade Américain !). Joe Beyrle réussi à persuader le commandant du bataillon de son identité et celui-ci lui permet de  combattre à leurs côté sur le chemin de Berlin. Il passera près d'un mois dans le bataillon de blindés et sa bonne connaissance des explosifs fut très appréciée. Son bataillon libère son ancien  camp, le Stalag III, mais Joe est blessé en février dans une attaque aérienne ennemie et envoyé dans un hôpital russe. Alors qu'il est soigné, il recevra la visite du maréchal Gregory Joukov, qui intrigué par le seul non-russe de l'hôpital veut le rencontrer. Beyrle avec l'aide d'un interprète raconta son histoire au maréchal, qui lui fournira les papiers officiels pour pouvoir rejoindre les forces américaines.

  Joe Beyrle rentre aux Etats-Unis le 21 avril 1945 et regagne le Michigan. En 1946 il épouse JoAnne Hollowell et travaille pendant 28 ans pour la socièté Brunswick Corporation, puis prend sa retraite en tant que superviseur d'expédition. Pour son service hors du commun Joe reçoit des décorations militaires Américaines, Russes et Françaises. Il s'éteint dans son sommeil d'une insuffisance cardiaque le 12 décembre 2004, dans l'etat de Géorgie, alors qu'il était venu en visite au camp Toccoa où il avait suivit sa formation de parachutiste en 1942, il était âgé de 81 ans. Il fut inhumé au cimetière national d'Arlington.

Anecdoctes

   

  Suite au parachutage meurtrier du 6 juin sur Saint-Côme-du-Mont, Joe Beyrle fut signalé porté disparu. Le 10 juin un corps en uniforme de parachutiste est retrouvé dans les environs, les plaques d'identité confirment qu'il s'agit du Staff-Sergent Joe Beyrle du 506th PIR de la 101st Airborne. L'homme sera inhumé dans le cimetière américain provisoire n°2. Quelques jours plus tard un télégramme arrive chez les époux Beyrle annonçant la mort de leur fils. mais après plusieurs mois, une lettre de Joe fini par leur parvenir et indique qu'il est prisonnier de guerre. Une enquête sera ouverte pour savoir qui est entérré à la place du parachutiste. Elle va durer trois ans, mais l'identité de l'homme reste mystérieuse, ce n'est qu'au retour de Joe Beyrle que la verité sera connue. Lors de sa première capture quelques jours après le 6 juin 1944, un soldat allemand dépouille le para de son uniforme et de ses plaques d'identité pour des raisons demeurées inconnues (désertion espionnage..). L'Allemand s'est probablement fait tué par ses propres compatriotes, l'ayant pris pour un soldat américain. Joe Beyrle par deux fois à effectuer des missions " Top Secret" en avril et mai 1944, pour l'une d'elles il dû être parachuté en Bretagne pour remettre à la Résistance une pochette  contenant de l'or. Caché par les maquisards il fut escorté de nuit dans un port où il embarqua sur un bateau de pêche qui prit le large où l'attendait un navire de la Royal Navy pour ramener le jeune soldat en Angleterre.

 

                           Joe Beyrle

                                             Joe Beyrle. ( Source Beyrlejr).

 

                                 384px-JBeyrlePOW

                      Photo de Joe prise pendant sa détention dans un stalag de prisonnier.

 

                        nie0025

                    Joe retrouve ses parents lors de son retour aux Etats-Unis. (Beyrlejr).

 

                     beyrle-medal-casejpg-84f9fab8f4c9c361_large

Les insignes régimentaires et divisionnaires ainsi que les nombreuses décorations étrangères obtenues par Joe Beyrle pendant la deuxième guerre mondiale.