Thomas Dry Howie, voit le jour à Abbeville en Caroline du Nord, le 12 avril 1908. En 1925, il étudie en tant que cadet dans une école militaire de Caroline du Sud. Au terme de ses études il est promu 1st Lieutenant en 1929, puis entre à l'académie militaire de Stauton en Virginie, où il sera notament professeur d'Anglais et entraîneur sportif,  en 1932 il épouse Elisabeth T. Payne. Deux ans plus tard, Thomas Howie intègre la 29e division d'infanterie qui fait partie de la Garde Nationale Virginienne et sert dans le 116th régiment d'infanterie. En 1941, les unités de la Garde Nationale passent au service actif et l'officier est nommé second lieutenant dans la compagnie "L" du 3rd bataillon. Après  avoir rejoint la Grande-Bretagne en prévision de l'opération " Overlord" il est promu major. Le 6 juin, à 7h30 il débarque sur Omaha Beach, et le 13 juillet il prend le commandement du 3rd bataillon.

 A la mi-juillet, la 29th division est engagée pour la prise de Saint-Lô. Tôt le matin du 17 juillet, Howie à la tête de son bataillon traverse les lignes allemandes dans le secteur de Martinville, pour tenter de rejoindre, le major Sidney Bigham,  isolé avec son 2nd bataillon au carrefour de la Madeleine, afin de progresser  ensemble sur Saint-Lô. A 6 heures du matin les deux unités font leur jonction, mais les hommes de Bigham  sont trop épuisés pour continuer. Informé de celà par téléphone le colonel Dwyer, donne l'ordre au 3rd bataillon de progresser seul. A 7h45, alors que le major Howie vient de donner ses ordres à ses officiers, un tir de barrage de l'artillerie allemande éclate, et quelques  minutes plus tard un obus de mortier explose tout près du major Howie le blessant mortellement.

  Le lendemain son corps  fut placé dans une ambulance, le général Gerhardt désirant que le major accompagne ses hommes dans Saint-Lô, fait disposer la dépouille  sur le capot de la première jeep qui entre dans la ville, puis le 19 juillet ses hommes  déposeront le corps de leur chef, recouvert de la banière étoilée sur les ruines du clocher effondré, de l'église Sainte-Croix. Les journaux américains de l'époque vont relater cet épisode de la libération de la ville normande, mais à cause de la censure militaire le nom de l'officier ne doit pas être cité et son histoire portera alors le nom de "Major of Saint-Lô".

  En 1948, un buste du major Howie fut offert à la ville de Saint-Lô par l'académie de Stauton, il ornera pendant plusieurs années un mur d'enceinte de l'église Sainte-Croix. Lors des cérémonies du 25e anniverssaire du Jour J, un monument réalisé par un sculteur américain fut inauguré en souvenirs des troupes ayant participé à la libération de la ville. En présence du général Omar Bradley ainsi que la femme et la fille du major Howie, son buste y fut scellé. Près de l'endroit où l'officier fut mortellement blessé, la chapelle de la Madeleine  abrite également un Mémorial dédié aux 29th et 35th divisions américaines.

 

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                                           Major Thomas D. Howie.

 

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                 Le corps du major Howie déposé sur les ruines de l'église Sainte-Croix.

 

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                                  Le monument dédié au major Howie.

 

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                 Sa tombe au cimetière militaire de Colleville.