Monique Corblet de Fallerans.
Le 15 avril dernier une figure de la Résistance du Bessin, Mme Monique Corblet de Fallerans (Née Monique Livry-Level) s'est éteinte à l'âge de 89 ans à l'hôpital de Bayeux. Pendant la seconde guerre mondiale elle résidait au château famililal d'Audrieu (entre Caen et Bayeux), où y était cantonnés des éléments de la 12eSS-Panzerdivision " Hitlerjugend "qui éxécutèrent une vingtaine de prisonniers de guerre canadiens dans le parc de la propriété.
A cette époque, son père était en Angleterre, pilote dans les Forces Aériennes Françaises Libres incorporées à la Royal Air Force britannique. La jeune femme fut arrêtée le 12 juillet 1944, alors qu'elle traverssait les lignes allemandes avec des informations pour les forces alliées. Emprisonné à la prison de Caen, elle fut envoyée au camp de Ravensbrück le 17 août 1944, par le dernier train de déportés depuis Compiègne. Pendant sa captivité Monique Livry-Level changea de camps de travaux forçés à plusieures reprises, dont celui de Torgau (dans le district de Leipzig). Elle parvient à s'enfuir lors d'une " marche de la mort " (évacuation de camp à pied) et libérée par les Russes.
En mai 2010, Monique Corblet de Fallerans à été promue commandeur de la Légion d'honneur par le ministre de la défense Hervé Morin. Elle était déjà décorée de la Croix de guerre 1939-1945 française et la King's medal for courage britannique. Son décès intervient quelques jours après celui de Raymond Aubrac autre grande figure de la Résistance.

Monique Corblet de Fallerans en 2010. (Souce photo lamanchelibre.fr).
In Memory................................................................................................................................................................................................
Leonard Gille. Comité de Libération, et représentant de la Résistance.
Né à Caen le 29 avril 1904, Leonard Gille devient avocat avant la guerre et membre du Parti radical. Mobilisé en 1939 avec le grade de capitaine de réserve il rejoint le 3e Régiment du Train. Gille regagne Caen après la défaite de 1940 et recruté par son ancien compagnon de combat René Duchez, il intègre le premier groupe caennais de la Résistance " l'Armée des Volontaires". En 1942, Léonard Gille devient membre de l'Organisation Civile et Militaire, (OCM), dirigé par Marcel Girard, un ancien de "l'Armée des Volontaires" et dont le QG est installé à Caen.
Prenant le pseudonyme de "Marie", Léonard Gille s'occupe également avec Louise Boitard alias " Marie-Odile" ( qui est aussi sa fiancée et future épouse ) d'un mouvement de sauvetage des aviateurs alliés abattus. Entre décembre 1943 et juin 1944, les membres de la Résistance basse- normande sont décimés, par les auxiliaires français de la Gestapo, les organisations ne se reforment qu'en mars 1944. Léonard Gille, président du Comité départemental de libération, (CDL) est obligé de quitter Caen pour quelques semaines. Le CDL se réuni en mai 1944, sous la présidence de Gille, le mouvement sera de nouveau disloqué pendant le débarquement.
Entre juin et juillet 1944, beaucoups de résistants participent aux côtés des Alliés pour la libération de Caen. Des membres des FFI et du CDL décident alors de former la Compagnie Fred Scamaroni (nom d'un membre de la France libre, héros et martyr de la Résistance corse). Léonard Gille en devient un des chefs, avant d'être nommé commandant des FFI. Le 10 juillet 1944, au lendemain de la libération de la rive gauche de Caen par les Canadiens, il est un des trois reponsables de la Résistance pour la levée des couleurs du drapeau tricolore qui flotte sur la place Monseigneur-des-Hameaux après quatre ans d'occupation allemande.Léonard Gille obtiendra plus tard le grade de colonel et épouse Jeanine Boitard à la libération.
Après la guerre il est élu conseiller général du Calvados pour le canton de Bourguébus en septembre 1945 et sera réélu en 1949, 1955, 1961 et 1967.Leader du Parti radical-socialiste, Gille est tête de liste aux élections pour la première Assemblée Constituante en octobre 1945. Mais la liste radicale ( Léonard Gille, Pierre Lampué, Jean Heuzey, Robert Fossorier et Odette Duchez) est battue, dès lors Léonard Gille ne cherchera plus à devenir député. Secrétaire du Conseil Général depuis le 29 octobre 1945, il en devient Vice-Président en octobre 1951. Léonard Gille s'éteint le 23 janvier 1971 et sera inhumé au cimetière de Frénouville à l'Est de Caen. Son épouse le remplacera au Conseil Général, élue en janvier 1971 puis en 1973, elle est décédée en 2001.

Léonard Gille.

Janine Boitard, alias "Marie-Odile".
Motos allemandes Side-Car BMW R-75 et Zundapp KS-750.
Dans le courant des années 30, la société BMW produit toute une série de motocyclettes civiles populaires et efficaces, l'armée allemande s'y interresse et demande au constructeur de mettre au point une machine pour ses troupes. Le projet débute en 1938 et reçoit l'appellation BMW R-75. Le modèle de préproduction est alimenté par un moteur de 750cc à valves basé sur celui de la R-71, mais il devint rapidement évident qu'il fallait équiper le nouveau modèle avec un moteur de 750cc à soupapes en tête.
Après avoir conduit une étude avec Zundapp qui planchait sur la réalisation d'une moto, la KS-750, les deux engins possèdaient pratiquement les mêmes caractéristiques. Il fut convenu de 70% des pièces des R-75 étaient adaptables sur la Zundapp KS-750 et vis et versa, et pourtant les deux modèles diffèrent en plusieurs points. La R-75 possédait deux roues motrices avec possibilité de blocage du différentiel, les pneumatiques étaient semblables à ceux qui équipaient les Küblewagen et les larges garde-boue permettaient l'utilisation de chaines. Son autonomie était de 350km à pleine charge et la machine était capable de d'atteindre les 95km/h même avec du poids. Sa boite à vitesses possédait 4 vitesses avant et deux en marche arrière, avec la possibilité de sélection à pied ou manuelle. Son chassis était démontable en plusieurs parties, le freinage de la roue arrière et celle du side-car se faisait hydroliquement (première moto en être équipée), un crochet d'attelage arrière permettait de tracter du matériel et l'entrainement de sa pompe à huile s'effectuait par cascade de pignons. Cette motocyclette avait été pensé pour donner un maximum de bonnes performances sur tous les terrains et allait bientôt prouver sa robustesse.
Les BMW R-75 et Zundapp KS-750 sont les motos de l'armée allemande les plus connues. Elles prouveront leur compétenses que se soit dans les sables brûlants du désert ou dans les steppes de l'Oural à des températures négatives.
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DE LA BMW-R-75:
* Constructeur: BMW.
* Transmission: 2 roues motrices.
* Appellation: R-75.
* Moteur: 750cc à plat soupapes en tête.
* Vitesse maxi: 95km/h.
* Autonomie: 350km.
* Réservoir: 24litres.
* Consommation: 6,5l/100km sur route jusqu'à 10l/100km en tout terrain.
* Poids: 420kg.

BMW R-75 d'un groupe de reconstitution avec camouflage et armée d'une MG-42. (SuperTank 17).

Une Zundapp KS-750.

Une unité motorisée de parachutistes en mouvement dans une ville italienne, avec des BMW R-75. (Bundesrachiv)

Un équipage de Zundapp KS-750 de la Lufwaffe demande sa route à des civils tunisiens. (Bundesarchiv).

Un motocycliste de la Wehrmacht avec une Zundapp se voit offrir un verre par des civils probalement des Polonais, au vue de la date de la photographie qui est daté de 1939. (Bundesarchiv).

Une BMW R-75 abandonnée sur le bord d'une route en Normandie. Au second plan des soldats britanniques examinent un autre véhicule détruit.

Une BMW R-75 de reconstitution avec le marquage de la 116e PzDiv.

Trois feldgendarmes d'une unité de parachutistes en patrouille en Normandie en juin 1944, avec une BMW R-75. (Bundesarchiv).

Une BMW R-75 de l'Afrika Korps en action dans le désert. (Bundesarchiv).

Un équipage de motocyclistes à la peine dans les congères de neige sur le front Est en 1943. (Budesarchiv).

En juillet 1941 sur le front Est, un motocycliste d'une division blindée se désaltère avec de l'eau que lui ont offert des civils russes. (Bundesarchiv).
Le Mur de l'Atlantique. (Festung Europa)
Alors qu'en 1941, l'attention d'Adolf Hitler est concentré sur le front Est, en décembre les Américains entrent en guerre contre les forces de l'Axe (Allemagne, Italie et Japon), après la destruction d'une partie de leur flotte du Pacifique à Pearl Harbor par l'attaque surprise de l'aviation impériale nippone. Dès lors Hitler doit se battre sur deux fronts, les Russes d'un côté et les Anglo-américains de l'autre, et sent bien que lorsqu'ils seront prêt à passer à l'offensive celà se produira inévitablement sur les côtes atlantiques.
Par sa directive de guerre n°40 du 23 mars 1942, Adolf Hitler élabore toute une série de mesures pour renforcer les côtes des pays européens occupés ou anexés. Dans un premier temps seuls les grands ports sont puissament protégés, surtout ceux qui abritent les bases de sous-marins de la façade atlantique. Les Allemands sont convaincus qu'un débarquement n'est possible qu'à proximité d'un port pour assurer la logistique des troupes d'invasion. C'est dans cet esprit qu'est lancé la construction des bunkers qui doivent abriter les batteries lourdes et moyennes de la Kriegsmarine pour les objectifs marins, les points d'appui pour l'armée de terre et les pièces de la Luftwaffe qui doivent assurer la protection anti-aérienne de ces secteurs. Les travaux sont confiés à l'organisation Todt, le Reichsarbeitsdienst (service du travail du Reich) ainsi qu'aux unités du génie de l'armée. Au départ la main d'oeuvre est sur la base du volontariat, les Allemands ayant besoin d'une main d'oeuvre spécialisée, puis très vite des milliers de travailleurs forcés (prisonniers de guerre, 10 000 Juifs, jeunes Français voulant échapper au STO en Allemagne ou des républicains espagnols réfugiés en France ) sont mis à contribution pour édifier le mur sur les côtes néerlandaises, belges, françaises de la Mer du Nord, de la Manche et en Vendée ainsi que dans les îles Anglo-normandes. De plus, près de deux cent entreprises allemandes vont sous-traiter à quinze mille entreprises françaises, sociètés de BTP et cimenteries (grands groupes ou PME) vont collaborer à la réalisation des travaux et beaucoup auront à répondre de ces actes et des bénéfices engendrés lors des procès de l'épuration après la guerre.
Fraichement promu maréchal pour son action en Afrique Erwin Rommel se voit confier par Hitler la mission de l'inspection des fortifications du mur de l'Atlantique en décembre 1943. A partir de janvier 1944, il est nommé à la tête du groupe d'armée B chargé de la défense du Nord-Ouest de l'Europe et des Pays-Bas. Sa stratégie est de repousser un débarquement directement sur les plages. Son supérieur hiérarchique le maréchal Gerd von Rundstedt ne partage pas ce point de vue, pour lui des troupes armées et blindées placées en retrait des terres pourraient livrer bataille après le débarquement. Selon lui les Alliés ne pourraient combattre longtemps sans disposer d'un port, mais le Führer se range à l'avis de Rommel.
Le premier constat de Rommel est accablant, il trouve les défenses côtières inadaptées et insuffisantes. Il va immédiatement ordonner le renforcement des fortifications déjà existantes. Sous son impulsion, une ligne d'emplacements de tirs abritée par du béton renforcé est construite le long des plages et parfois même dans l'intérieur des terres, pour abriter des mitrailleuses, des mortiers et des armes anti-chars. De nombreux champs de mines et d'obstacles anti-chars sont placés sur les plages, ainsi que des obstacles piégés sont immergés juste à la limite de la marée, pour pouvoir couler les péniches de débarquement avant qu'elles ne puissent décharger des hommes ou des blindés. Au printemps 1944, les Allemands avaient déjà disposés plus de 6 millions de mines jusque dans les arrières des lignes de défenses et certaines routes côtières avaient également été piégées. Dans toutes les prairies ou tous les endroits suseptibles de voir atterir des planeurs des grands pieux minés avaient été disposés, et certaines zones situées près des rivières ou d'estuaires sont innondées de façon permanente. Bien que la plupart des lacunes dont souffraient le mur de l'Atlantique, avaient été comblées, celui-ci n'offrait pas assez de profondeur et la seconde lignes de défenses placée plus en arrière du rivage est très incomplète faute de temps et de moyens. Rommel en était pleinement conscient.
Le 6 juin 1944, les troupes alliées attaquent la Forteresse Europe (Festung Europa) sur les cinq plages, assez loin d'un port, ayant retenu le désastre de Dieppe deux plus tôt. Hormis le secteur d'Omaha Beach et de quelques batteries à l'intérieur des terres les fortifications tombent assez rapidement. Cependant les Alliés seront de nouveau confrontés au mur de l'Atlantique pendant la capture du port de Cherbourg fin juin 1944, du Havre en septembre ainsi que lors de la bataille de l'Escaut en novembre 1944 pour libérer les accès maritimes au port d'Anvers. Entre juillet et septembre 1944, la sanglante bataille de Brest pousse les Alliés à ne pas s'attaquer aux autres forteresses des ports bretons où les Allemands se sont solidement retranchés ( Saint-Nazaire, Brest Lorient) sauf Saint-Malo qui tombe en août 1944, ni aux îles Anglo-Normandes libérées le 9 mai 1945, le lendemain de la capitulation allemande.
Nous pouvont observer cinq ensembles ditincts composant le mur de l'Atlantique:
* Les fortresses qui protègent les ports.
* Les batteries côtières.
* Les station radars et d'écoute.
* Les ouvrages de défenses rapprochées des plages.
* Les obstacles anti-débarquement des plages et anti-mouvement à l'arrière des défenses.
En ce qui concerne les troupes statiques qui défendent les fortifications sont de faible combativité, plus généralement des soldats déclarés inaptes au combat mobiles et beaucoup d'étrangers combattant sous l'uniforme allemand (Russes Roumains Hongrois, Polonais etc...). Seule la 352e division d'infanterie, qui défend le secteur d'Omaha beach reste d'une bonne valeur combative.
Sur les 500km des côtes normandes le mur de l'Atlantique comporte en juin 1944.
* 1 643 ouvrages bétonnés terminés.
* 79 en voie d'achèvement.
* 289 en cours de construction.
Aujourd'hui encore de nombreux bunkers et blockhaus sont toujours présents sur le tracé du Mur de l'Atlantique. Certains ont été restaurés ou abritent des musées, comme le Grand Blockhaus de Batz-sur-Mer ou la batterie Todt dans le Pas-de-Calais.Sur les côtes sablonneuses de nombreux bunker se sont affaissés. Une grande majorité de bunkers sont à l'abandon, très dégradés corrodés par le vent marin et les intempéries, largement tagués. Il y est très risqué voire dangeureux se s'y aventurer, certains sont utilisés par les services de déminage pour faire exploser des obus retrouvés sans risque de dommages des zones environnantes.

Le mur de l'Atlantique.

Treillis métallique destiné à la construction transporté par wagons en 1943. (Bundesarchiv).

Dans un tobrouk un guetteur scrutant l'horizon des côtes de Gironde. (Bundesarchiv).

Un emplacement pour un canon anti-char sur les côtes norvégiennes. (Bundesarchiv).

Batterie Lindemann dans le Pas-de -Calais. (Bundesarchiv).

Le feldmarechal Rommel en tournée d'inspection. (Bundesarchiv).

Photo impressionnante d'un canon à longue portée de la batterie Lindemann. (Bundesarchiv).

La batterie de Longues-sur-Mer qui conserve encore ses canons. (Photo Flash 112.).

Poste de direction de tir de la batterie de Longues-sur-Mer, placé en bordure de la falaise. (photo Bagradian).

Station radar allemande détruite près d'Arromanches-les-Bains.

Les batteries d'artillerie côtières allemandes en Normandie et leur portée de tir. (W. wolny).
Mitrailleuse lourde britannique Vickers 303.
En 1896, la firme d'armements Vickers, rachète la socièté Maxim qui avait déjà conçue des mitrailleuses. Vickers modernise le modèle de son prédécesseur en l'allégeant et simplifiant le remplacement de ses pièces fabriquées dans un alliage très résistant. Les nouvelles mitrailleuses sont adoptées par l'armée britannique en 1912, en remplacement des anciennes Maxim. Elle fut utilisée sur tous les fronts pendant les deux guerres modiales. Très appréciée pour sa cadence et sa robustesse elle était capable de tirer pendant plusieurs heures sans s'enrayer. Pour le tir de longue durée un reservoir de 4 litre d'eau lui était branché pour le refroidissement du canon. En revanche son poids important était contraignant et plusieurs hommes étaient nécessaires pour pouvoir transporter tous ces éléments. Avec sa consoeur américaine, la Browning, la Vickers est une mitrailleuse qui détient le record de longévité de service, elle restera présente dans les forces armées du Commonwelth jusque dans les années 60.
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES:
* Pays d'origine: Grande-Bretagne.
* Fabriquant: Vickers.
* Appelation: Vickers 303.
* Durée de service: 1912-1968.
* Calibre: 7.7mm (303 British).
* Mode de tir: Automatique.
* Portée utile: 1000m.
* Cadence: 500 coups/mn.
* Alimentation: Par bande de 250 cartouches.
* Poids: 14;97kg sans eau , 37,67kg avec trépied.
* Longueur: 1155mm.

Mitrailleuse Vickers Mk I en action pendant la première guerre mondiale avec manchon nervuré. (IWM ).

Ligne de mitrailleurs du 2nd Middlesex Regiment britannique en couverture du franchissement du canal Meuse-Escaut le 20 septembre 1944. (Photo: Laing (Sgt), No 5 Army Film & Photographic Unit ).
SS-Brigadeführer Fritz Witt. 12e SS-Panzerdivision Hitlerjugend.
Fritz Witt est né le 27 mai 1908 à Hohenlimburg en Allemagne. En 1925 il travaille comme vendeur dans l'industrie du textile, poste qu'il occupe jusqu'au 1er décembre 1931 date à laquelle il entre au NSDAP (Parti nazi). En mars 1933 Witt est incorporé dans la SS-Stabwache (garde de l'état-major) à Berlin. Il reçoit sa première promotion quelques mois plus tard au rang de SS-Obersturmführer, avant de prendre le commandement de la 3e Compagnie du Deutchland Standarte. Avec son unité il participe à la campagne de Pologne et le 26 septembre 1939, il se voit attribuer la Croix de fer de 1ere classe.
Le 1er octobre 1939, il est placé à la tête du 1er bataillon du Deutchland Standarte et reçoit la croix de Chevalier de la Croix de Fer début septembre 1940 pour ses actions lors de la campagne de France. Cette décoration fut recommandée par le SS-Brigadeführer Felix Steiner et secondé par le SS-Oberstgruppenführer Paul Hausser, lors de la remise de la décoration Hausser dira cette phrase : << Witt est le prototype même du leader ne reculant jamais devant un obstacle >>.
Le 16 octobre 1940 il prend le commandement du 3e bataillon. Pendant la préparation de la campagne des Balkans, Fritz Witt est alors transféré de nouveau au 1er bataillon. Le 10 avril au matin , son bataillon soutenue par les canons de 88 de l'artillerie, force le passage de Kidi qui conduit directement au coeur de la Grèce. Les combats contre les forces britanniques vont durer trois jours avec des lourdes pertes: 37 morts et 95 blessés, parmis ces pertes se trouvait Franz Witt son plus jeune frère.Le 1er bataillon capture plus de 520 prisonniers et bon nombre d'équipement. La Croix de Fer de première classe est remise à 14 soldats et le SS-Obersturmführer Gert Pleiss est décoré de la le croix de Chevalier de la Croix de Fer, pour avoir pris la côte 997.
Au cours de cette campagne, Fritz Witt se distingue également et la Croix allemande en or lui est décerné début février 1942. Son bataillon qui vient d'augmenter ses effectifs est renommé SS-Infanterie-Regiment 1, Witt promu au grade de SS-Obersturmbannführer est officiellement placé à sa tête, le 1er juillet 1942. Huit mois plus tard, le 1er mars 1943, Witt reçoit les feuilles de chêne pour sa croix de Chevalier de la Croix de Fer, en récompense de ses actions lors des campagnes sur le front Est et dans les Balkans.
Promu SS-Oberstführer ( grade intermédiaire entre colonel et général de brigade) le 1er juillet 1943, il prend la tête de la 12e SS-Panzerdivision Hitlerjugend, et reçoit sa promotion élevé au rang de général de brigade (SS-Brigadeführer) le 20 avril 1944. Le 14 juin 1944 au matin, Fritz Witt est tué dans le bombardement de son PC installé dans le quartier de Venoix à l'Ouest de Caen, il avait 36 ans. Deux jours plus tard, il est remplacé par le SS-Brigadeführer Kurt Meyer. Fritz Witt sera premièrement inhumé dans le cimetière de TIllières-sur-Avre, puis transféré au cimetière de Saint-André -de-l'Eure.

Fritz Witt. (Bundesarchiv).

De gauche à droite, Kurt Meyer commandant du SS-Panzergrenadier-Regiment 25 /12e SS-PzDiv, Fritz Witt commadant de la division et Max Wünsche chef du SS-Panzer-Regiment 12 / 12e SS-PzDiv. (Bundesarchiv).
Opération Spring. Dernière partie. Les Allemands contre-attaquent et le bilan des pertes.
La Leibstandarte Adolf Hitler (1ere SS-PzDiv) va tenir ses positions-clés après avoir repoussé les troupes du North Nova Scotia Highlanders et les blindés du Fort Garry Horse, mais ne pourra pas se rendre maitre de Verrières qu'occupent les troupes du Royal Hamilton Light Infantry depuis le début de la matinée. Cependant le contrôle de Tilly-la-Campagne, va offrir à la 1ere SS-PzDiv une excellente vue sur la route de Caen à Falaise et son artillerie pourra prendre sous son feu les Canadiens retranchés à Verrières.
Deux Kampfgruppen de la 9e SS-PzDiv seront formés pour prendre en tenaille le village de Verrières. Le lieutenant-colonel Otto Meyer commandant le premier Kampfgruppe composé de Panther et de Panzer IV, d'un bataillon de Panzergrenadiers, d'une division du génie utilisée comme infanterie ainsi qu'une batterie de canons de Flak (DCA) qui fera office d'anti-chars, devra attaquer depuis l'Est. Le second groupe de combat sera sous les ordres du lieutenant-colonel Emil Zollhöfer, possédant un régiment de Panzergrenadiers, une division de Stumgeschütz et une grande partie de l'artillerie divisionnaire, attaquera depuis l'Ouest. L'action des deux Kampfgruppen débute à 18h, le temps est couvert mais l'aviation alliée sera également présente au-dessus de la zone. A l'Ouest de Verrières, un groupe de huit blindés s'en prend aux positions avancées du Royal Hamilton Light Infantry, les engagements sont rudes, mais l'arrivée d'un escadron de chars du Royal Tank britannique conjointement à une douzaine de Typhoons de la Royal Air Force, entre 18h40 et 19h40, armés de roquettes et de l'artillerie qui tire des obus fumigènes rouges pour marquer les cibles aux appareils sauvent la position.
La résistance acharnée canadienne à Verrières et autour de la "Fabrique" de Saint-Martin-de-Fontenay est telle qu'à 18h40, le Kampfgruppe Zollhöfer est dérouté pour la contre-attaque sur les villages de Saint-Martin et Saint-André-sur-Orne qui piétine. Le Kampfgruppe Meyer prend donc à lui seul la charge de prendre Verrières, mais lorsque la nuit tombe les Canadiens tiennent toujours la localité. Les villages de Saint-Martin-de-Fontenay et Saint-André-sur-Orne sont les objectifs dévolus du Kampfgruppe du Major Sterz de la 2e Panzerdivision de la Wehrmacht. Il est à noter que dans ces deux villages les troupes du Queen's Own Cameron Highlanders of Canada et les blindés du Sherbrooke Fusiliers font toujours face à la 272e division d'infanterie allemande. Le groupe de combar de Sterz est composé de son bataillon anti-chars équipé de Jagdpanzer IV,auquel s'est joint le 3e régiment de Panzerleichterzug, une compagnie de chars Panther et un bataillon de grenadiers montés sur des transports de troupes semi-blindés. Ces troupes ont repoussés plus tôt dans la matinée la deuxième attaque du Calgary Highlanders à May-sur-Orne . Le Major Sterz continu son action en repoussant les chars du 1st Hussars en lui infligeant de lourdes pertes, puis à 13h30 avec l'appui de la 10e SS-PzDiv Frundsberg à partir des hauteurs à l'Ouest de l'Orne, il engage ses Panther en direction du Nord, ce qui oblige les Canadiens à regagner leurs bases de départ. Le Kampfgruppe Zollhöfer lui apporte son concours pour repousser le Régiment de Maisonneuve qui était venu pour ne pas perdre la position au Nord des villages
De son côté à 17h30 le lieutenant-général Guy Simmonds demande un renforcement des positions. De nouvelles attaques sur May-sur-Orne sont prévues pour stopper la contre-attaque de la 2e PzDiv sur Fontenay-le-Marmion pour aider le Black Watch, sur Rocquancourt et Tilly-la-Campagne, Simmonds espère encore le succès de Spring. A 18heures le major-général charles Foulkes entouré de ses brigadiers étudie les ordres de batailles de la nuit et du lendemain, suite au nouveau plan de Simmonds. Le général de brigade Young de la 6th Brigade déclare qu'à son avis il est impossible de lancer un assaut dans ce secteur, tant que les Allemands tiennent les positions sur les hauteurs à l'Ouest de l'Orne. Foulkes est d'accord et décide d'en parler avec Simmonds, mais celui-ci anticipant sur sa démarche s'est rendu au QG du général de corps d'armée Miles Dempsey. Le général se range à l'avis de Simmonds, et décide d'arrêter l'opération Spring pour consolider le peu de terrain gagné sans engager de nouvelles troupes. Mais à cause de la contre-attaque allemande qui se généralise, la 2nd Infantry Division attaque avec l'appui de toutes les batteries du corps d'armée Rocquancourt à 18h30, May-sur-Orne à 21h et encore le 26 juillet à l'aube sur Fontenay-le-Marmion. Mais l'action sur Tilly-la-Campagne est annulée.Tous ces engagements n'ont qu'un effet limité, hormis la stabilisation du front jusqu'à l'opération Totalize.
Dans la soirée la 272e ID qui à subi de lourdes pertes, est relevée par la 9e SS-PzDiv Hohenstaufen sur ordres directs du feldmarechal von Kluge. La 2e PzDiv du général Freiherr von Lüttwitz s'avance en seconde ligne à la place de la 9e SS-PzDiv et se tient prête à contre-attaquer. De son côté von Kluge et l'état-major du front Ouest attendent toujours la grande attaque au Sud de Caen qui ouvrirait les portes de Paris.Le fieldmarechal britannique Bernard Montgomery à craint un instant que le départ retardé de l'opération Cobra le 24 juillet n'est alerté les Allemands, mais bien au contraire ce retard à renforcé leur croyance dans une attaque de grande envergure à l'Est. Pour ne pas dégarnir cette zone, von Kluge préfère rappeler des renforts du Groupe d'armée B basés dans le Sud de la France, ainsi que de la XVe armée au Nord de la Seine. La véritable situation va apparaitre aux Allemands le 27 juillet et ces deux jours de retard ne seront jamais repris. Le 27 au soir la 3rd armée du général Patton est sur la route de Coutances et le 30 à Avranches. sur ordres directs du Führer toutes les forces blindées allemandes sont mobilisées pour la contre-attaque sur Mortain (Opération Lüttich). Celà à pour effet de dégarnir le front à l'Est permettant enfin la percée sur Falaise.
Il est impossible d'établir avec certitude le nombre de pertes des unités canadiennes et allemandes pour la durée de l'opération Spring, il n'existe que des dénombrements partiels. La journée du 25 juillet est certainement la journée la plus sanglante pour les forces canadiennes. Les états officiels font états de 1 202 pertes dont 362 tués au combat, mais toutes les pertes de cette journée n'ont pas été comptabilisées pour le 25 juillet. Le Black Watch totalise 167 pertes dont 83 tués pour le 25 juillet, mais auront également 140 autres supplémentaires entre le 26 et 28 juillet sans que le bataillon n'est été engagé ces jours-là. Au final 5 officiers et 118 hommes de troupe ont été tués dans le bataillon pendant l'opération Spring. Le North Nova Scotia Highlanders annonce la perte de 139 hommes (61 tués au combat, 46 bléssés et 32 prisonniers) de tout grades pour la journée du 25 juillet et 293 autres, dont 52 tués pour les jours suivants. Le Royal Hamilton Light Infantry qui tient Verrières en livrant de rudes combats pendant plusieurs jours totalise plus de 200 pertes dont 53 tués.Les états du 26 au 28 juillet font apparaitre en plus des pertes du 25 juillet 432 autres supplémentaires dont 113 tués, ce qui fait un total de 1 634 pertes dont 475 morts, mais celles-ci ne sont pas à imputer à l'opération Spring. Elles seront globalement estimées à 1 500 pertes dont 450 tués.
Aucun états précis des pertes n'existe pour les troupes allemandes. Le général Zimmermann de l'état-major du commandement Ouest avance le chiffre de 51 075 pertes entre le 15 juillet et le 7 août. Un historien de la 9e SS-Panzerdivision Hohenstaufen donne environ 2 000 pertes pour cette seule unité les derniers jours de juin et au cours du mois de juillet 1944.
Les soldats canadiens morts durant l'opération Spring reposent au cimetière militaire de Bretteville-sur-Laize et les Allemands sont regroupés et inhumés au cimetière de la Cambe.

( Création Michel d'Auge ).

Le lieutenant-colonel Otto Meyer, avec son Kampfgruppe il participe à la contre-attaque sur Verrières tenu par les troupes du Royal Hamilton Light Infantry. Cependant malgrè de violents combats il ne parviendra pas à s'emparer du village. (Bundesarchiv).

Emblème de la 2e Panzerdivision de la Wehrmacht.

Blason dividionnaire de la 10e SS-Panzerdivision Frundsberg.

Le Capitaine Callum Thompson aumonier canadien, procède à un service funéraire lors de la bataille de Normandie. (Auteur Lieutenant Donald I Grant).
1st Lieutenant Harold A. Capelluto. C-47-s/n 42-93095 serial 66. 439th TCG /91st Sq 6 juin 1944.

1st Lieutenant Harold Andrew Capelluto.
91st Squadron, 439th Troop Carrier Group.
9th US Air Force.
Matricule: # 0-530935.
6 juin 1944 Beuzeville-au-Plain.
Air Medal, Purple Heart.
Cimetière américain de Colleville-sur-Mer.
Le 5 juin 1944 en fin de soirée le C-47 n°66 piloté par le lieutenant Capelluto du 439th Troop Carrier Group décolle du terrain britannique d'Uppoterry dans le cadre de l'opération Albany. A son bord se trouvent 17 parachutistes de la section de l'état-major de la Easy Company commandée par le lieutenant Thomas Meehan du 506th Parachute Infantry Regiment de la 101st Airborne Division. Après minuit le 6 juin , le C-47 qui occupe la position de leader de la formation arrive au-dessus de la Normandie et doit faire face au rideau défensif de la DCA (Flak) allemande. Touché au-dessus du secteur de Sainte-Mère-Eglise, un moteur s'embrase, le lieutenant Harold Capelluto tente de poser son appareil sur le ventre dans une prairie en bordure de la RN13 sur la commune de Beuzeville-au-Plain, mais le C-47 s'écrase sur une haie et explose. Les cinq membres de l'équipage et les 17 parachutistes périssent dans l'accident. Trois jours durant la carcasse disloquée de l'appareil brûle, rendant impossible toute approche. On ne retrouvera aucun corps tous consumés par le feu, seuls des mousquetons, des criquets, des bagues, les plaques d'identités, un casque aussi plat qu'une feuille de papier et les restes d'une montre aux aiguilles fossilisées à 1h12 furent retirés des 80 cm de cendres. Tous ces objets sont visibles au musée américain de Sainte-Mère-Eglise. Des cendres furent transférées au cimetière américain de Colleville-sur-Mer dans une tombe en mémoire du 1st Lieutenant Harold Capellutto. D'autres seront enterrées dans une sépulture commune dans le cimetière national de Jefferson Barrack à Saint-Louis dans le Missouri.
Tout près des lieux de du crash, un monument en forme de dérive de C-47, renfermant des débris de l'épave fut érigée pour rappeler la tragédie. A l'endroit où le C-47 s'est écrasé la végétation ne repousse pas même soixante ans après.

( Photo Patrick Boyer).
In Memory..............................................................................................................................................................................................
25-27 juillet opération Spring. 2e partie.
PLANIFICATION:
Depuis le 21 juillet le lieutenant-général Guy Simmonds, planche sur l'offensive en direction de l'Est voulue par le maréchal Montgomery, lorsque ce dernier lui demande d'organiser Spring, qui doit être déclenchée au plus tôt, pour aider l'opération américaine Cobra. Le général Omar Bradley compte sur les Anglos-canadiens pour retenir le maximum de Panzerdivisions allemandes dans le secteur de Caen, pour avoir le champs libre pour sa percée. Initialement prévue pour le 20 juillet Bradley repousse son opération pour mauvaise condition météo, au 24.
Guy Simmonds conçoit alors une opération en trois phases:
1) Capturer la ligne de front ennemie May-Verrières-Tilly avec la prise de la ligne de crêtes Verrières-Tilly en première partie de nuit.
2) Ouverture du front en seconde partie de nuit, avec la prise de Fontenay-le-Marmion / Rocquancourt et Garcelles-Secqueville.
3) Puis en cas de succès, la possible exploitation par la prise des hauteurs de Cintheaux et l'éperon de Cramesnil au lever du jour.
Simmonds va plus loin en envisageant l'effrondrement des forces allemandes, en engageant des régiments de reconnaissances blindés qui pourraient éventuellement pousser jusqu'à Falaise, après avoir franchi le Laizon.
Le Queen's Own Cameron Highlanders of Canada doit tout d'abord dégager la ligne de départ de l'opération en s'assurant le contrôle de Saint-André-sur-Orne et Saint-Martin-de-Fontenay.
Les troupes du Calgary Highlanders doivent prendre May-sur-Orne elles seront suivies par celles du Black Watch avec pour objectif Fontenay-le-Marmion après s'être assuré l'Ouest de la crête, ses actions seront aidées par les chars du squadron B du 1st Hussars.
La prise de Verrières reviendra aux troupes du Royal Hamilton Light Infantry, appuyées par les blindés du 1st Royal Tank Regiment (RTR), elles seront suivies par le Royal Regiment of Canada qui à pour objectif Rocquancourt avec les chars du squadron C du 1st Hussars.
Les blindés du squadron C du Fort Garry Horse devront appuyer les hommes du North Nova Scotia Highlanders qui ont pour objectif Tilly-la-Campagne, quant au Stormond Dundas and Glengarry Highlanders, il suit avec en ligne de mire Garcelles-Secqueville.
L'artillerie de campagne est mise à contribution pour soutenir à heure précise l'avancée des troupes d'infanterie ainsi que l'éclairage au fumigène pour l'aviation qui servira d'appui. Dès le 24 juillet à 21h20, l'aviation devra effectuer un bombardement de la forêt à l'Est de Garcelles. Une partie des bombes utilisées sont à retardement et réglées pour exploser à 6h30. Une heure plus tard un nouveau bombardement sera également effectué. Une reconnaissance armée est dévolue à la RAF en vue de pilonner tout mouvement de troupes allemandes aussitôt que la visibilité du champs de bataille sera suffisante.
Spring doit débuter de nuit par des combats en milieux urbains dès 3h30. En l'abscence de lune par plafond nuageux, le plan de Simmonds prévoit de déclencher l'éclairage des nuages à l'aide de projecteurs antiaériens.Cette opération n'est pas prévue pour être déclenchée discrètement, car son objectif premier et la fixation des blindés allemands, de plus qu'elle que soit les conditions météorologiques elle doit avoir lieu. Spring débute donc par le bombardement de 21h20 sur les bois à l'Est de Garcelles, mais celui-ci n'obtiendra que de faible résultat, par l'activité intense de pièces de Flak dans ce secteur, un avion sur quatre trouve correctement l'objectif. Dans un même temps, le dégagement de la ligne de départ commence.
Une compagnie des Fusiliers Mont-Royal soutenue par l'artillerie, des mortiers lourds et des blindés du Sherbrooke Fusiliers, arrive avec succès à prendre d'assaut la ferme de Troteval, mais la prise des villages de Saint-André-sur-Orne et Saint-Martin-de-Fontenay s"avère plus délicate.
SAINT-ANDRE-SUR-ORNE ET SAINT-MARTIN-DE-FONTENAY:
Ces deux villages sont des positions avancées de la 272e division d'infanterie allemande et c'est le Queen's Own Cameron Highlanders soutenu également par des blindés du Sherbrooke Fusiliers qui est chargé de s'en emparer. Cependant cette unité ignore la présence d'anciens puits de mines au lieu-dit La Fabrique, un reseaux de galeries souterraine que les Allemands savent exploiter pour regagner des positions dont ils ont étés chassés auparavant et circuler sans danger d'un secteur à l'autre du front.
A 21h20, en pleine obscurité, le Queen's Own Cameron Highlanders à toutes les peines du monde à dégager la ligne de départ, en livrant des combats acharnés dans des batiments de Saint-André-sur-Orne et de Saint-Martin-de-Fontenay et pour ajouter aux difficultés, le 2e SS-Panzerkorps tient la colline 112 ainsi que les autres positions élevées de la rive gauche de l'Orne, assurant un appui feu de flanc et sur l'arrière des deux villages pour soutenir la 272e DI allemande. Aux alentours de minuit, sous le faux clair de lune des projecteurs, les troupes du Cameron signalent << la prise partielle >> de Saint-Martin-de-Fontenay et à 3h30 celle de Saint-André-sur-Orne. Ils déclarent la ligne de départ dégagée, malgrè la presence d'une résistance favorisée par le réseaux des galeries de la mine de fer.
MAY-SUR-ORNE:
Le Calgary Highlanders débute son attaque à partir de Saint-André-sur-Orne avec May-sur-Orne pour objectif et s'aperçoit que la ligne de départ n'est pas totalement dégagée, ce qui à pour effet de ralentir sa progrression. En début de matinée des éléments du bataillon parviennent jusqu'aux limites Nord du village, mais une contre-attaque de la 272e DI les obligent à battre en retraite pour regagner leurs ligne de départ, le lieutenant-colonel MacLauchlan commandant le bataillon du Calgary Highlanders ne peut se faire une idée précise des actions de ses compagnies, du fait de mauvaises communications radio et laisse celles-ci à leurs initiatives. Malgrè tout elles repartent pour s'emparer de May-sur-Orne mais sont de nouveau repoussées cette fois jusqu'à Saint-André-sur-Orne, subissant de lourdes pertes. Ce revers du Cameron Highlanders, laisse totalement à découvert le flanc droit du Black Watch qui doit progresser sur Fontenay-le-Marmion. Un escadron de blindés du 1st Hussars est immédiatement envoyé en direction de May-sur-Orne pour pouvoir couvrir l'avance du Black Watch par des tirs de flanc. Des chars entrent dans May-sur-Orne, bien avant que le Black Watch n'atteigne la crête, ne pouvant apporter aucun appui-feu aux fantassins canadiens, cars les blindés sont pris sous le feu de canons antichars et de Panther. Trois tanks de chefs de ces << Troops>> sont mis hors combat et les autres se replient. Au cours de la journée, tous les officiers de l'escadron, sauf un seront portés sur la liste des pertes.
FONTENAY-LE-MARMION:
A 3h30, le Black Watch prend position à Saint-Martin-de-Fontenay. Sa traversée des lignes du Queen's Own Cameron Highlanders of Canada et rendue très difficile par la présence d'Allemands sur le secteur et perd un temps précieux pour les déloger dans l'obscurité. Pendant ces actions le commandant du Black Watch le lieutenant-colonel Cantlie est mortellement touché, par une rafale de mitrailleuse et le commandement revient au major (commandant) F.P.Griffin. Avec l'accumulation de tous ces retards, l'attaque ne peut être déclenchée sous la protection de l'artillerie à horaire fixe. Le major Griffin décide de gagner Saint-André-Sur-Orne fort des indications du Queen's Own Cameron Highlanders le déclarant clair. L'officier demande alors un nouveau plan d'appui feu avec l'artillerie en commençant par envoyer une patrouille à May-sur-Orne. Celle-ci pénètre dans le village et revient en déclarant au Calgary Highlanders que la position et peu défendue. Plus tard lorsque le Calgary fera mouvement sur May il découvrira qu'en réalité les Allemands avaient retenu leur feu.
A 6h47, un message arrivant du QG du brigadier W.J. Megill commandant la 5th brigade de la 2nd Infantry Division, ordonne au major Griffin d'aller de l'avant. Ce dernier obtient alors l'appui du 5th Regiment d'Artillerie de campagne de la Royal Artillery canadienne et de l'escadron de blindé du 1er Hussars qui seconde le bataillon. A 9h30, le Black Watch quitte le Sud de Saint-Martin-de-Fontenay et avance en terrain découvert à l'extrémité Ouest de la crête en direction de Fontenay-le-Marmion. Le bataillon est pris sous un feu intense provenant de toutes parts, notamment de la 2e Panzerdivision (Wehrmacht) du generalleutenant Heinrich Freiherr von Lüttwitz sur la crête de Verrières, de la 272e DI du général de corps d'armée Schack installé à May-sur-Orne et de la 10e SS-Panzerdivison Frunsberg aux ordres du général de corps d'armée SS Heinz Harmel au-delà de l'Orne. Les pertes sont importantes mais le bataillon du Black Watch avance toujours. Sur les 325 hommes tous grades confondus, une soixantaine parviennent au plateau au sommet de la crête, Mais ils sont bientôt cloués au sol par une position camouflée de la 272e division d'infanterie allemande renforcée par des chars enterrés.
Sa jeep radio ayant été détruite, le major Griffin est dans l'impossibilité de communiquer avec le brigadier Megill, qui lui reste incertain quant au sort de l'unité, l'artillerie continue néanmoins a tirer par salves y compris avec des obus à fumigènes pour protéger au mieux les survivants. Devant l'incapacité de progresser, le major Griffin ordonne à ses hommes de battre en retraite dans un chacun pour soi. Seuls quinze survivants réussirent à regagner les lignes canadiennes. Le corps du major Griffin fut retrouvé parmis ceux de ses hommes tombés sur les pentes de la crête, quelques semaines plus tard lors de l'opération Totalize.
VERRIERES:
A 3h30, le Royal Hamilton Light Infantry, prend position à l'ouest de la route Caen/Falaise avec le village de Verrières pour objectif. Le commandant de bataillon demande de reporter l'assaut de trente minutes le temps d'envoyer sa compagnie de réserve contre des chars allemands qui menacent l'extrémité Ouest de sa ligne de départ, que le Fusiliers Mont-Royal avait auparavant déclaré dégagée.
L'unité se met en route à 4h10, sans l'appui feu de l'artillerie prévue pour 3h30. Le Royal Hamilton Light Infantry traverse la route Caen/Falaise et les éléments de pointes commencent à remonter la pente en direction de Verrières. Ils sont pris sous le feu des mitrailleuses des blindés de la 2e Panzerdivision du général von Lüttwitz. Quatre de ces blindés sont détruits par des obus de 17 livres tirés depuis la ferme de Troteval par un détachement du 2e régiment antichars de la Royal Artillery canadienne. Les compagnies de flanc avancent sous le couvert de cet appui feu et celui de l'artillerie de campagne pour seconder la compagnie du Royal Hamilton qui tient le village de Verrières. Ils repoussent une contre-attaque de chars ennemis au moyen de PIAT. A 7h50 le bataillon se déclare maître de la ville. A Verrièresla journée se passe sans actions notables, mais à 18heures, la 9e SS-PzDiv Hohenstaufen déclenche une furieuse contre-attaque, mais les défenseurs canadiens tiennent bon et résitent, aidés par des chars et de l'aviation. Le bataillon déplore au cours de cette contre-attaque 53 morts et de nombreux blessés. Au terme de la première journée de Spring le Royal Hamilton Light Infantry est la seule unité à avoir rempli ses objectifs.
ROCQUANCOURT:
A 9heures le Royal Regiment of Canada s'engage en direction de Rocquancourt avec l'appui des chars de la 7th Armoured Division britannique, en traversant les lignes du Royal Hamilton Light Infantry à Verrières. Les troupes canadiennes progressent d'environ 400 mètres au Sud de Verrières lorsqu'elles sont prises sous un feu nourri, les chars britanniques sont stoppés par des canons antichars postés au Nord de Rocquancourt. La compagnie C du Royal Regiment of Canada signale la présence d'environ trente chars de la 2e Panzerdivision enterrés sur la crête entre Fontenay et Rocquancourt ainsi qu'au Nord-Est de Rocquancourt. Elle s'y engage et sera presque entièrement décimée.
TILLY-LA-CAMPAGNE:
Le village de Tilly-la Campagne est l'objectif assigné au North Nova Scotia Highlanders qui part de Bourguébus. Des troupes de la 1ere SS-PzDiv Leibstandarte Adolf Hitler du SS-Brigadeführer (général de division SS) Theodor Wisch tiennent le secteur de Tilly. Le Noth Nova Scotia Highlanders y lance trois compagnies, la B et D avançant par l'Est et la C à l'Ouest de la voie ferrée reliant Bourguébus à Tilly-la Campagne. Les projecteurs antiaériens s'allument sitôt l'assaut déclenchés pour éclairer le terrain, mais bientôt le commandement se plaint qu'ils découpent la silouhette des assaillants pris pour cible par un feu intense des mitrailleuses.La compagnie C parvient à prendre position au Nord de Tilly sans trop de perte, mais les B et D doivent faire face à des éléments d'infanterie bien protégés dans un reseau de tranchées. Le major Matson de la compagnie D est tué à la tête de ses hommes,les compagnies réussissent à se renforcer dans un verger au Nord-Est du village.Mais une fois dans Tilly elles ne parviennent pas à s'en emparer.Le capitaine Nicholson (second du major Matson) qui venait de prendre le commandement est tué à son tour. La situation n'est guère mieux pour la compagnie B, le major Wilson est blessé et réussi à sauver sa vie en tuant deux Allemands qui voulaient manifestement l'achever.Il parviendra à rejoindre sa ligne de départ plus tard. La compagnie C est alors engagée pour une attaque de flanc sur l'Ouest. Des chenillettes Bren Carrier et plusieurs canons antichars autopropulsés se lancent également dans la bataille, mais toutes ces tentatives se solderont par de lourdes pertes. Alors qu'il accompagne le major Jefferson, le capitaine McNeil est grièvement blessé pendant qu'ils exploraient le terrain, un autre soldat blessé qui tente de rejoindre ses lignes va découvrir les cadavres d'une vingtaine d'Allemands fauchés par des tirs amis en tentant de prendre les Canadiens à revers.
Les communications avec le poste de commandement du bataillon sont de nouveau coupées. Le colonel Petch chef de bataillon annonce que les compagnies B et D ont atteint leur objectif, mais moins d'une heure plus tard il apprend l'échec, il demande alors un escadron de blindés du Fort Garry Horse qui est en réserve pour soutenir le Highland Light Infantry of Canada pour la phase suivante, lattaque de Garcelles-Secqueville. L'escadron B se déploie à l'Ouest du village et doit bientôt faire face aux Panther et des canons antichars de la Leibstandarte Adolf Hitler.en tentant d'appuyer du mieux qu'ils peuvent les troupes de la compagnies C. En quelques minutes d'engagement le Fort Garry Horse perd onze des leurs. Dans l'après-midi le reste des blindés se replie sur Bourguébus d'où il continue d'appuyer de loin les fantassins de la compagnie C. L'infanterie reçoit l'ordre de s'enterrer et d'essayer de regagner la ligne de départ à la faveur de la nuit. Une centaine d'hommes seulement de tous grades confondus réussiront à rentrer. le commandant de la compagnie A revient à son tour et annonce qu'une poignée d'hommes sont toujours retranchés à Tilly, mais ne peuvent plus s'en sortir par leur propres moyens, contre l'infanterie et les chars qu'ils ont en face d'eux.Le Stormont Dundas and Glengarry Highlanders reçoit bientôt l'ordre de se tenir prêt pour tenter de secourir les restes du North Nova Scotia Highlanders, mais lunité ne fut pas engagée, le commandement reconnaissant l'échec de l'opération. Le général de division Theodor Wisch reste maître du village de Tilly.

Queen's Own Cameron Highlanders.

1st Hussars.

Black Watch.

Fusiliers Mont-Royal.

Fort Garry Horse.

North Nova Scotia Highlanders.

Royal Highlanders Light Infantry.

Royal Regiment of Canada.

Sherbrooke Fusiliers.

(Création Michel d'Auge).

Brigadier W.J. Megill photographié en Angleterre en 1943.

Stormont Dundas Glengarry Highlanders.

Général Friedrich-August Schatck commandant la 272e DI allemande. (Bundesarchiv).

Theodor Wisch, commandant la 1ere SS-PzDiv Leibstandarte Adolf Hitler. (Bundesarchiv).

Generalleutenant Heinrich Freiherr von Lüttwitz commandant la 2e Panzerdivision de la Wehrmacht. (Bundesarchiv).

SS-Brigadeführer Sylvester Stadler il est le plus jeune général de division de l'armée allemande commandant la 9eSS Panzerdivision Hohenstaufen. En juin 1944, il était à la tête du 4e Gre/Rgt "Der Führer" de la 2e SS-PzDiv Das Reich. Le 10 juin alors que la division remontait du Sud-Ouest pour rejoindre le front normand, un officier, de son régiment, Otto Dieckman, fut responsable du massacre des 642 civils du village d'Oradour-sur-Glane dans le Limousin. Stadler demanda alors à ce que Dieckman soit traduit en cour martiale, mais ce dernier fut tué au combat en Normandie peu après. Sylvester Stadler bien que responsable des exactions des hommes placés sous son autorité ne fut jamais jugé après la guerre. Il est mort en 1995 à l'âge de 85 ans. (Bundesarchiv).

Soldat canadien en action dans May-sur-Orne. (National Archives Canada).

Le soldat R. Pankasky près d'Ifs lors de l'opération Spring, attend la fin du barrage d'artillerie pour avancer. ( National Archives Canada).

Près de Fleury-sur-Orne, infanterie canadienne progressant à la lueure des projecteurs antiaériens dans la nuit du 25 juillet 1944. (National Archives Canada).

Vue du village de May-sur-Orne. (photo Jean-Pierre Hamon).

Panorama du village de Rocquancourt. (photo Jean-Pierre Hamon).
25-27 juillet. Opération "Spring" 1ere partie. Contexte et forces en présence.
Cette opération a pour but principal de fixer les forces allemandes (surtout les blindées) dans le secteur de Caen pour faciliter l'opération américaine "Cobra". La mission est confiée au 2nd Corps canadien du général Guy Simmonds, qui va se retrouver confronter au 1er SS-Panzerkorps sous les ordres du général Sepp Dietrich. Depuis la mi-juin Montgomery a lancé plusieures offensives dans le but d'enlever Caen mais celles-ci ont toutes échouées. Même après la prise de la ville, les plages anglo-canadiennes restent sous le feu de l'artillerie allemande. Très contrarié par ses actions couteuses en vies humaines, le commandant en chef des forces alliées, le général Eisenhower, va rencontrer Montgomery le 20 juillet, et le ton sera plutôt houleux, le général en chef va jusqu'à demander au Premier ministre Winston Churchill, l'éviction du général britannique le 23 juillet.
Suite à cette visite, Montgomery rédige une circulaire dans laquelle il dit: << Nous devons améliorer et conserver sans faiblir la position déjà bonne que nous occupons sur le flanc Est et nous tenir prêts à passer à l'action de ce côté là >>. Il demande à son état-major de planifier une opération de grande envergure afin de percer le front à l'Est, là où il est le plus faible, le long de la côte, à travers les marais de la Dives, en direction de la Seine face au 86e Corps allemand se composant uniquement de trois divisions d'infanterie stationnaires qui n'ont pas toujours combattu. C'est dans cet opitique que la 1st armée canadienne est renforcée et la répartition des unités britanniques et canadiennes sur le front réorganisée.
Cependant son action va avorter, après que le général Bradley planifiant l'opération "Cobra" demande une action équilibrante en direction de Falaise à Montgomery qui doit abandonner son projet de percer pour mettre sur pied l'opération "Spring" qui a juste pour but de fixer le maximum de divisions blindées allemandes autour de Caen. Même si Eisenhower est dans l'attente d'une action de grande envergure sur Falaise, Montgomery laisse le soin au général Guy Simmonds de planifier uniquement une opération de fixation, avec éventuellement l'exploitation d'une percée si l'occasion se présente. Guy Simmonds déclara plus tard avoir compris qu'il s'agissait simplement d'une << "diversion" afin d'occuper l'ennemi pendant que l'offensive principale se déroulerait sur le front américain. Mais il ne pouvait pas être question de donner cours à cette interprétation, et si elle fut bien comprise aux niveaux supérieurs, les commandants de divisions n'en furent pas mis au courant >>.
FORCES EN PRESENCE:
Face aux Anglo-Canadiens, les Allemands ont réorganisés leurs forces. Le feldmarechal Hans Günther von Kluge remplace depuis le début juillet le feldmarechal Gerd von Rundstedt, relevé de ses fonctions à l'état-major du front Ouest, pour avoir à la question du feld-marechal Wilhelm Keitel de l'OKW (commandement suprême des forces armées allemandes) << Que faut-il faire ? >> répondu << La paix >>. Von Kluge remplace également Rommel, à la tête du Groupe d'armée B, depuis le 17 juillet date à laquelle il fut blessé dans le mitraillage de sa voiture. La 7e armée allemande comandée par le génral SS Paul Hausser et le 5e Groupe Panzer Ouest sous les ordres du général SS Henrich Eberbach. Le 86e Corps allemand quant à lui est positionné sur le flanc face au 1st Corps britannique au Sud de Caen, le 1er SS Panzerkorps qui fait face au 2nd Corps canadien, le 2e SS Panzerkorps avec le XLVII korps face à la 2nd armée britannique. Il faut noter que la 7e armée allemande et le 5e Groupe Panzer Ouest, relèvent directement de la Wehrmacht, mais sont commandés par deux généraux SS. Depuis l'attentat du 20 juillet contre sa personne, Hitler ne fait plus confiance à certains généraux de la Wehrmacht presque tous issus de la vieille noblesse germanique et les remplacent par des officiers SS qu'il juge plus loyaux. L'opération "Spring" ne concerne que le 2nd Corps canadien et le 1er SS- Pazerkorps.
A l'Ouest de la route de Caen à Falaise entre cette route et l'Orne, le front d'environ 4km est tenu par la 2nd division d'infanterie canadienne du major-général Charles Foulkes, récemment arrivées ces troupes n'ont pas encore l'expérience du combat. A l'Est entre la route Caen/Falaise et celle de Caen/Mézidon-Canon, le front d'environ 7km est sous le contrôle de la 3rd division d'infanterie canadienne du major-général Rodney Keller. Ses hommes quant à eux sont particulièrement bien aguérries. Sur les arrières de la 2nd division ont retrouve la 2nd Armoured Brigade canadienne sous les ordres du général de brigade R A Wyman. Derrière la 3nd division se positionne la 7th Armoured Division britannique (les fameux Rats du Désert) du général Gérald L. Verney, détachée du 1st Corps du général Crocker. La division blindée des Guards sous les ordres du général Allan HS Adair se trouve en réserve dans les faubourgs Sud de Caen près d'Ifs. Ces troupes de blindées possèdent tous une solide expérience des combats qu'elles ont acquisent dans les combats que se soit en Afrique ou en Italie.
Montgomery offre au général Guy Simmonds et son 2nd Corps d'ouvrir la voie vers Falaise. Simmonds mobilise pour la 2nd division d'infanterie : le Royal Regiment of Canada et le Royal Hamilton Light Infantry de la 4th brigade, le Black Watch, le régiment de Maisonneuve et le Calgary Highlanders pour la 5th brigade, le Queen's Own Cameron Highlanders of Canada pour la 6th brigade. Pour la 3rd division d'infanterie : le North Nova Scotia Highlanders et le Stormont Dundas and Glengarry Highlanders de la 9e brigade. Tout celà représente presque une division avec un effectif de 8 bataillons d'environ 4000 hommes et gradés. Trois bataillons de blindés sont placés en appui : le 1st et 5th Royal Tank régiment (RTR), provenant de la 7th DB / 22nd brigade détachée du 1st Corps britannique et de la 1st armée canadienne, ainsi que le Squadron B du Fort Garry Horse et les escadrons B et C du 1st Hussards de la 2nd brigade blindée canadienne, soit un total de 61 chars et 11 blindés légers. Simmonds place la division blindée des Guards en réserve pour pouvoir exploiter les opportunitées si il y a lieu. Les autres brigades peuvent intervenir en cas de besoin, il dispose également de l'appui feu indirect de l'artillerie de campagne divisionnaire et de l'artillerie royale du groupe d'armée.
En face le général Sepp Dietrich du 1er SS Panzerkorps prend en charge le front au Sud de Caen de l'Orne à la route de Mézidon-Canon sur environ 15km de longueur. A l'Ouest entre l'Orne et la route Caen/Falaise, la 272e division d'infanterie sous les ordres du général Frederich August Schack tient un front d'environ 4km. Cette unité comme la majeure partie des division portant le numéro "270" se compose d'éléments allemands vétérans et d'enrôlés russes ou polonais. Elle à déjà connu le feu lors de l'opération "Atlantic" seulement quelques jours avant le déclenchement de "Spring". La 272e DI possède trois régiments de grenadiers un bataillon de fusiliers et un bataillon de chasseur de chars équipé d'antichars propulsés de 75mm. De plus son artillerie est encore intacte.
Au centre de route Caen/Falaise à celle de Caen/Mézidon-Canon, se trouve la 1er SS PzDiv "Leibstandarte Adolf Hitler" commandée par le général de division Theodor Wisch sur un front d'environ 7km. Cette division de Panzer est la meilleure déployée en Normandie elle connait bien le combat puisqu'elle à déjà participer à plusieures campagnes: Plogne, France, Grèce et Russie. Elle aligne deux bataillons de chars, un de Panthers l'autre de Panzer IV et six bataillons d'infanterie montée avec des véhicules semi-blindés, dont un bataillon de Stumgeschutz III et un de Panzerjäger avec une compagnie équipée de Jagdpanzers IV redoutables. La 1ere SS PzDiv sera renforcée d'un bataillon indépendant de Tigre, le 101e bataillon de chars SS. La 272e division et la 1ere SS PzDiv recoivent l'appui de l'artillerie du 1er SS Panzerkorps qui vient d'être renforcée par la 8e brigade de Werfer (Nebelwerfer).
A l'Est de la route Caen/Mézidon-Canon, est placée la 12e SS PzDiv "Hitlerjugend" commandée par le général de brigade SS Kurt Meyer occupant un front d'environ 4km. Sur les hauteurs de la rive Ouest de l'Orne se trouve la 10e SS PzDiv " Frundsberg" sous les ordres du général de corps d'armée Heinz Harmel.En arrière de la 272e division, le long de la vallée de la Laize, se trouve la 2e Panzerdivision du généralleutenant Heinrich Freiherr von Lüttwitz (Wehrmacht). la 9e SS PzDiv " Hohenstaufen" du SS-Brigadeführer Sylvester Stadler est placée sur l'arrière de la 1ere SS-PzDiv et la 116e Panzerdivision du général Gerhard von Schwerin (Wehrmacht) est en réserve de la 12e SS-PzDiv.

20 juillet réunion au QG du 2nd Corps canadien en Normandie. Montgomery (3e à droite) confèrant avec un groupe d'officiers, dont Guy Simmods (2e à droite). (Photo Lt Donald I. Grant National Archives Canada).

Général Guy Granville Simmonds.

Badge du 2nd Corps canadien.

Feldmarechal Hans Gunther von Kluge, remplaçant Rommel à la tête du groupe d'armée B. (Bundesarchiv).


Général SS Paul Hausser commandant la 7e armée allemande. (Bundesarchiv).

Badge de la 2nd Infantry Division canadienne.

Général Heinrich Eberbach commandant le 5e Groupe Panzer Ouest. (Bundesarchiv).

SS-Brigadeführer Heinz Harmel commandant la 10e SS-PzDiv " Frundsberg ". (Bundesarchiv).

7e armée allemande.

Josef "Sepp" Dietrich commandant le 1er SS-Panzerkorps. 'Bundesarchiv).

Général Harry Crerar commandant la 1st armée canadienne.

