Fondée en 1939 à partir de 3 régiments de SS, elle se trouvait en Europe de l'Est, puis sur le front russe en 1941. C'est la division qui eut le plus d'exactions ou crimes de guerre à son actif.

Constitution en 1944: composée d'environ 19185 hommes

-Quartier général: 140 hommes. Heinz Lammerding commande la division en juin 1944.
-SS-Panzer-Regiment 2: 2 40 hommes ( 1 bataillon de chars Panzer IV et 1 bataillon de Panther )
-SS-Panzergrenadier-Regument 3 Deutchland: 3 240 hommes ( trois bataillon motorisés ).
-SS-Panzergrenadier-Regiment 4 Der Führer: 3 240 hommes ( deux bataillons motorisé et 1 mécanisé )
-SS-Panzer-Artillerie-Regiment 2:  2 165 hommes (1 groupe autopropulsé, 3 tractés )
-SS-Panzerjäger-Abteilung 2: 515 hommes (bataillon antichars autopropulsé)
-SS-Fkak-Abteilung 2: 815 hommes (groupe de DCA )
-SS-"Nebel" werfer- Abteilung 2: 475 hommes ( bataillon de lance-roquettes )
-SS-Sturmgeschütz-Abteilung 2: 345 hommes (bataillon de canons autopropulsés). Karl Gerlach commadant le 9 juin 1944.
-SS-Aufklärungs-Abteilung 2: 940 hommes ( bataillon de reconaissance)
-SS-Pionier-Bataillon 2: 985 hommes ( bataillon du génie )
-SS-Nachrichten-Ateilung 2: 515 hommes (bataillon de transmissions )
    Plus d'autres unités rattachées: Santé, maintenance, Prévoté, transports etc...


 
   La division a subi beaucoup de pertes sur le saillant de Koursk, selon un rapport adréssé à l'inspecteur général des troupes blindées le 1er décembre 1943, il manquerait 7 972 hommes. Alors  qu'un kampfguppe continue de se battre sur le front de l'Est jusqu'en avril 1944, 2 500 hommes des plus aguéris sont envoyés à Montauban pour préparer la réorganisation de la division. Au cours du printemps et de l'été 1944,  elle reçoit hommes et matériel, mais n'atteindra jamais la dotation théorique. 9 000 jeunes rerues ( de 17 à 18 ans ) sont incorporés, dont beaucoup de "malgrés nous" (Alsaciens).
    Le 2 mai, un bataillon de chars s'entraîne près de Montpéeat-de-Quercy des balles sont tirées contre eux.
 Représailles contre la poulation civile. A Montpézat-de-Quercy: pillages et icendies des habitations, cinq personnes tuées et quinze déportées. A Belfort-du-Quercy: six personnes arrêtées dont quatre meurent en déportation.
    Le 11 mai 1944, à l'aube, Adolf Diekmann commandant le bataillon I du régiment Der Führer part avec son unité des villes de Valence d'Agen et Moissac. Ils se dirigent vers le Nord-Ouest du Lot par la D653, en chemin ils traversent des villes, ( Lauzès, Orniac, Blars et Grèzes) ils arrêttent des personnes qui seront déportées. Entre Livermon et Assier, des maquisards accrochent les SS. A Latronquière, ils pillent et brûlent des habitations. Quarante hommes sont arrêtés parmi la population, quinze mourront en déportation. Quinze autres sont arrêtés à  Sousceyrac, ils capturent aussi un résistant André Pezet, qui meurt sous les totures. Les SS se divisent et investissent plusieurs villages, Cardaillac, Gorses et Molières et commètent pillages arrêstations et déportations.
   

 Une autre colone de la Das Reich investi Le Bourg et torturent treize personnes. Le 12 mai à 8 heures au village de Lacapelle-Marival les SS arrêtent tous les hommes entre 16 et 60 ans. Ils les transferts à Cahors où il passeront la nuit dans la cave à charbon d'un lycée. Le lendemain à 14 heures ils sont conduits à la caserne de Montauban. Pendant plusieurs jours ils subissent violences, tortures  et exécutions sommaires. A partir du 21 mai les officiers allemands envoient au hasard des personnes dans les camps de concentrations ou vers le travail forcé en Allemagne, plusieurs ne reviendront jamais. Les jours suivants ils commètent incendies et pillages à Terrou (les habitants prévenus se sont cachés dans les forêts environnantes) puis Saint-Céré où trente sept personnes sont enfermées dans un autobus et sont emprisonnées à Maurs.

Le 12 mai, les SS encerclent la ville de Figeac, quatre cent huit habitants sont rassembles dans la cour de la gendarmerie ou detenus à l'hôtel Tillet place des Carmes. Regroupés avec d'autres personnes, ce sont 800 otages qui sont conduits à la caserne de Montauban. Certains sont torturés, d'autres sont fusillés et 540 sont envoyés en déportation à Dachau et Neuengamme ou en travaux forcés en Allemagne. Le même jour les SS pillent et tuent dans deux villages des environs Lunan et Saint-Felix.
    Le 21 mai à l'aube les SS bloquent les accés au village de Lacapelle-Biron puis investissent le village. Ils obligent le maire de leur fournir la liste de tous les habitants, et font rassembler tous les hommes sur la place du village. Les maisons sont alors fouillées et d'après les questions posées aux soldats ils sont à la recherche de maquisards ou de Juifs. Les Allemands déploient des mitrailleuses pour assurer la garde du groupe de prisonniers. En fin d'après-midi les SS repartent avec tous les hommes de 18 à 60 ans dans les camions. Ces quarante-sept otages seront regroupés avec d'autres raflés aux alentours et constitueront un groupe de 118 prisonniers, qui seront tous déportés à Dachau et Mauthausen. Le même jour à 17 heures, deux colonnes venant de Villefranche-du -Périgord traversent le village et s'arrêtent sur la route de Cahors. A 18h30 une dernière colonne arrivant de Fumel stoppe au coeur du bourg. Tous les habitants sont rassemblés sur la plage du village, les lignes téléphoniques sont coupées. L'institeur du village se propose d'être échangé contre les otages. Les SS pendent trois femmes et fusillent les onze hommes avec l'institeur rajouté aux otages rassemblés.

Le 1er juin les résistants font sauter la voie ferrée de Capdenac-Gare. En represailles les soldats allemands basés à Caylus fusillent neuf personnes à Limoge-en-Quercy, Cadrieux et Frontenac. Le 3 juin le maquis du Colombier  attaque deux voitures allemandes. Les soldats fusillent alors dix-neufs habitants au Cayla, commune de Linac à Viazacau et à Bagnac-sur-Célé. Le 7 juin les  Waffen SS de la Das Reich stationnés à Valence ( Tarn et Garonne ) assistent la gestapo d'Agen dans une opération contre la résistance intérieure du Corps Franc Pommiès à Castelculier  et Saint-Pierre-de-Clairac. Le lendemain ils abattent un vieillard à Issendolus, puis partent pour le hameau du Gabaudet où de nombreux civils se sont rassemblés dans une grange suite à l'annonce du débarquement allié en Normandie. Quarante-quatres personnes sont massacrées et soixante dix déportées.

Le même jour le maréchal von Rundstedt ordonne à la 2e division de se porter sur le front normand, le plus vite possible. Mais il semblerait que l'urgence résidait dans l'écrasement des foyers de résistances du Sud-Ouest et du Massif Central, puisque la 2e division traversera la France par l'intérieur et non pas par le côté Atlantique qui serait une route plus sûre et plus rapide. De plus elle a pour ordre de combattre les "bandes de terroristes", c'est pourqoi elle fait le détours par le centre de la France. Une grande partie de la 2e SS-Pz-Div (environs 8 300 hommes) restent dans le Sud-Ouest jusqu'à la fin juin. Les derniers contingents ne seront mis en route pour le front de Normandie que le 21 juillet. Les premiers partis arrivent le 16 juin, mais ils sont mis en réserve en arrière du front et le premier détachement sera engagé que dix jours plus tard.
    Le 8 juin la partie mobile de la division, des engins sur roues ou semi-chenillés (bataillon de reconnaissance et régiment mécanisé Der Füher) se dirigent vers Brives et sont accrochés par les maquisard à Groslejac à Rouffilac et surtout à Cressensac et Bretenoux. Les SS perdent une quinzaine d'hommes.
    Le 9 juin, le bataillon de reconnaissance de la Das Reich intervient à Tulle ( avec ses SPW half-tracks et ses canons antichars PAK 40, mais sans ses engins blindés de combats) à la suite d'une attaque de la ville par des FTP qui se sont replier précipitamment en voyant les SS arriver et neuf soldats allemands fait prisonniers ( 8e et 13e compagnie du 95e régiment de sécurité) seront fusillés par les résistants ainsi que d'autres morts portent des traces de sévices. Le général commandant les troupes allemandes décide par représailles de fusiller 120 maquisards, c'est finalement 99 habitants qui serons pendus et 149 déportés.
    Le 10 juin voulant terminer leur mission de répression contre le maquis, mais aussi venger la capture et l'éxécution de certains officiers de la division comme Helmuth Kampfe, Adolf Dieckmann et ses hommes massacrent et détruisent le village d'Oradour-sur-Glane, faisant 642 victimes civiles innocentes.


    Lors de la bataille de Normandie, le régiment de blindés de la 2e division se trouvait sous les ordres de l'Obersturmbannführer Tyschen. Il n'arrive depuis Toulouse au Sud-Ouest de Caen que fin juin. Sa force comprenait alors vingt-six Panther et cinquante Panzer IV. Les 5e et 7e compagnies blindées étaient détachées et opéraient avec la 17e  Panzergrenadier Division    SS "Götz von Berlichingen" le long de la route de Carentan à Perriers, le reste du régiment  était stationnée à Sainteny au Sud.
    Les 7 et 8 juillet, les 5e et 7e compagnies qui avaient former une ligne de défenses courant de Les Landes à Le Monderie sont attaqués par la 83e division blindée américaine. Le 9 juillet le long de la route près de Le Désert, une compagnie du 743e bataillon de Sherman américains à la poursuite de deux Panzer IV tombent dans une embuscade de la 7e companie de panzer. En  quelques minutes neuf Shermans sont détruits et trois autres endommages et abandonnés. Le lendemain le régiment blindé de la division s'affronta de nouveau avec les Sherman américains près de Sainteny et du Château du bois Grimot. Depuis Periers le régiment attaqua au Nord-Est et se heurta à la 3e division d'infanterie américaine. Au soir la 2e division avait détruit quatre-vingt-dix-huit chars en huit jours.
    Le 12 juillet, à 600 mètres à l'ouest du Château d'Auxais, les 3e et 4e compagnies de panzer combattent les blindés de l'infanterie américaine, pendant que le 5e compagnie est engagée près de Bois Grimot. La division SS détruisit  trente blindés ennemis ce jour là.
   

 Le 28 juillet l'Obersturmbannführer Tychen est tué dans son véhicule de commandement au Nord-Est de Cambry. Le 7 août 1944, vers minuit l'opération  "Luttich" débute,  contre  attaque allemande vers Mortain, pour interdire la perçée des blindés américains et de la 2e DB de Leclerc sous le commandement du général George Patton, chef de la 3e Armée américaine. La 2e SS réussit à prendre Mortain, et  progresser vers l'Ouest et le Sud-Ouest vers Saint- Hilaire, mais l'attaque ne peut avancer d'avantage. Une semaine plus tard elle était complètement écrasée  sous les bombes alliées, beaucoup d'unités allemandes étaient en voie d'encerclement dans la poche de Falaise. Le 19 et 20 août des groupes de chars de la Das Reich menèrent des combats  d'arrière-garde pour permettre à d'autres unités allemande d'échapper à l'encerclement. En sept semaines de combats en Normandie les blindés de la Das Reich ont détruit 200 chars ennemis et  en ont perdu 105 des leurs. Après leur replis de Normandie les SS de la 2e division se sont rendus coupables du massacre se dix-huit personnes à Tourouvre dans l'Orne et l'incendie d'une partie de la ville le 13 août 1944.
    Après le passage de la Seine la division se retire dérrière la Ligne Siegfried, et participe à la bataille des Ardennes et subie de grandes pertes face aux violentes contre attaques alliées. En 1945 elle est retirée des engagements et après s'être rééquipée elle est envoyée en Hongrie pour briser le siège de Budapest où elle échoue et se retire vers Dresdre, Prague puis Vienne. Elle se rendra aux Américains en mai 1945.

 

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                                             Insigne et bande patronyme divisionnaire.

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                            21 juin 1941, la division est en URSS. (Bundesarchiv).

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           SS-Brigadeführer Heinz Lammerding, commandant la division. Condamné à mort par contumace en 1953 lors du Procès de Bordeaux pour le massacre d'Oradour-sur-Glane, mais ne fut jamais extradé par l'Allemagne de l'Ouest. Après la guerre il fonde une entreprise de travaux publics qu'il dirige jusqu'à sa retraite. il meurt le 13 janvier 1971 à 65 ans. (Bundesarchiv).

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            Deux Panzer IV de la 2e SS-Das Reich dans une rue de Kharkov en mars 1943. (Bundesarchiv).

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              Avril 1943, des tankistes procèdent à l'entretien de leur Tigre en Russie.(Bundesarchiv).

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Le 10 juin 1944, la 2e SS-PzDiv, qui monte en ligne passe par Oradour-sur-Glane dans le Limousin. Un détachement du 1er  SS-Panzer-Grenadier-Regiment 4 "Der Führer" arrive dans le village. Ils masscrent les 642 habitants puis incendient la ville. Seule une trentaine de survivants réussiront à échapper au carnage. Le village ne fut jamais reconstruit à cet endroit, et les ruines resteront toujours là pour rappeler l'acte ignoble perpétré par la barbarie nazie. Le bataillon était commandé par Adolf Diekmann, qui trouva la mort en Normandie, et comprenait 14 Alsaciens enrôlés de force.

 

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Le Sturmbannführer (Major) Helmuth Kämpfe commandant du IIIe bataillon / 4eSS Panzer-Grenadier-Regiment "Der Führer" de la 2e SS-PzDiv, capturé par la Résistance le 9 juin 1944. Placé sous la garde de Georges Guingoin (du maquis du Limousin) il est fusillé le lendemain de son enlèvement. (Bundesarchiv)

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                          Des blindés de la "Das Reich" sur le front russe. (Bundesarchiv). 

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Oberststurmbannführer Christian Tychsen, commandant le SS-Panzer-Regiment 2 Das Reich, il recoit la Croix de Chevalier avec feuilles de chêne en avril 1943.Il trouve la mort en Normandie le 28 juillet 1944 lorsque son véhicule de commandement est détruit par un obus d'un blindé. (Bundesarchiv).

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Le sturmbannführer SS Adolf Diekmann responsable du massacre des habitants d'Oradour-sur-Glane qui trouve la mort au combat en Normandie. (Bundesarchiv).