Née au début du Parti nazi en tant que garde personnelle de Hitler, elle prit de plus en plus d'importance au fil des années 1930, comme toutes les unités de Waffen SS. Elle se développa en qualité de Panzerdivision, qui reçu son nom définitif le 22 octobre 1943. La 1ere Panzerdivision ne participera pas aux combats en Afrique du Nord. Un de ses détachements assurait la garde  rapprochée du Fûhrer. La division livrera ses premiers combats en Pologne en 1939 au côté de la SS-Division Verfüngungstruppe, future 2e Panzerdivision SS Dach Reich. Le 10 mai elle se retrouve aux Pays-Bas, puis participe à la Campagne de France, où certains de ses membres assassinent 85 prisonniers à Wormhout dans le Nord en mai 1940. Suite à cette campagne elle reçoit quelques bataillons supplémentaires. Des éléments du régiment sont spécialements entraînés pour l'opération Seelowe ( débarquement en Grande Bretagne), puis cette opération sera annulée et la 1ere Panzerdivision se retrouve alors dans les Balkans afin d'épauler les troupes Italiennes . L'Obersturmbannführer Kurt Meyer se fait remarquer pendant cette campagne par la prise de Patras et son  avancée fulgurante dans le Péloponnèse avec le bataillon de reconnaissance. A la fin de la campagne la division est réorganisée pour atteindre la taille d'une brigade. En 1941 le régiment pénétre de 960 km en territoire russe et prend la ville de Rostov à la fin de l'année, mais l'arrivée de l'hiver rude containt la division à se replier en laissant la ville, qui sera reprise par la Wehrmacht en 1942.

Le 15 juillet 1942 la division est de nouveau reéorganisée et redésignée SS-Division Leibstandarte SS-Adolf Hitler. En 1943 elle est transférée en Italie du Nord pour participer au désarmement le l'armée italienne. Un détachement de la division commandé par le colonel Joachim Peiper, se rend responsable de l'exécution de 23 civils en représailles de la capture de deux de ses hommes dans le village de Boves. Peiper fait mandater deux émissaires civils en promettent qu'en échange des deux sous-officiers capturés il n'y aurait pas de représailles. Ses deux prisonniers sont libérés, mais Peiper change d'avis  fait fusiller  23 civils et brûle les deux émissaires dont le curé du village.
    Le 22 octobre 1943 la division obtient sa numérotation définitive de 1ere SS- Panzer-division Leibstandarte SS-Adolf Hitler  et ses régiments de grenadiers sont aussi numérotés. Stationnée en Belgique, la division reçoit l'ordre de rejoindre la Normandie et plus pariculièrement la région de Caen, pour repousser les Alliés à la mer. En cours de route elle sera constament  soumise aux attaques de l'aviation Anglo-américaine. La division luttera avec férocité contre les Anglais. La 1ere SS-Panzer-division SS-Adolf Hitler sera taillée en pièces dans la poche de Falaise, perdant près de 5000 hommes et presque la totalité de son équipement lourd. Néanmoins elle sera reconstituée en septembre 1944 à Siegburg en Allemagne.
    Pendant la bataille des Ardennes la division avait pour mission la capture des ponts sur la Meuse pour permettre aux Allemands de foncer sur Anvers. Le 17 décembre au carrefour de Baugnez à 4 km au sud de Malmédy  le Kampfgruppe du colonel Peiper se rendit coupable de l'exécution de sang-froid de plus de 80 prisonniers de guerre américains désarmés. Ce ne sera pas les seules exactions  de  Peiper et son grouppe de combat. L'assassinat de 130 civils belges, lui a été imputé dans la région de Stavelot et de Trois Ponts.

Après les Ardennes la division est chargée de libérer Budapest encerclée par l'Armée Rouge mais ne put le faire en raison d'une météo défavorable qui transforma le terrain en boubier. Puis elle sera chargée de défendre Vienne et Wiener Neustadt ou elle perdit le reste de son potentiel offensif. Elle prit la fuite vers l'Ouest pour ne pas tomber aux mains des russes qui risquaient de faire payer chèrement aux hommes les exactions commises sur le front de l'Est. Après quelques simulacres de combats face aux Américains, la 1ere Panzerdivision se rendit en avril 1945 à Steyr. Joachim Peiper est arrêté, jugé et condamné à mort le 16 juillet 1946 pour crimes de guerre par le tribunal militaire de Dachau. L'exécution est prévue le 20 mai 1948. Le 19 mai 1948 les condamnations capitales sont commuées en perpétuités. Peiper sera finalement libéré le 22 décembre 1956. Après la guerre il occupe un poste chez le constructeur automobile Porsche. Rattrapé par son passé il trouve la mort en 1977 dans l'incendie de sa maison de Traves en Haute-Saône. Le 13 juillet vers 1 heure du matin, des individus qui avaient reconnus Peiper qui vivait sous une fausse identité déclenchent un incendie à l'aide de cocktails Molotov. Bien que des restes carbonnisés sont retrouvés, on ne pu jamais savoir si il s'agissait bien du corps de Peiper.

 

                                                   Leibstandarte

                                                   Blason de la division.    

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Troupes de la division en 1939 à Berlin, lors du défilé pour l'annivessaire d'Adolf Hitler. (Bundesarchiv).

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                                                     Bande patronyme divisionnaire.

                                             propagandeLeibstandarte

                                Affiche de propoagande pour le recrutement. (Bundesarchiv).

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                                      Dessin représentant un soldat de la LSSAH.

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       1940 remise de Croix de fer à des hommes de la division par Joseph Sepp-Dietrich. (Bunderarchiv).

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   Joseph-Sepp-Dietrich fondateur puis commandant la division de 1939 à 1943. (Bundesarchiv).

                                                  meyer

Kurt Meyer il obtint le sobriquet de Panzermeyer ( Meyer le blindé), après  avoir chuté d'un toit et s'être relevé indemme. Il remplaca Fritz Witt commadant la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend tué pendant un pillonage de Navy. Il occupa le poste du 14 juin au 6 septembre 1944, date à laquelle il est capturé par la résistance belge. (Bundesarchiv).

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Fritz Witt. (Bundesrachiv)

                                                peiper

A la tête de son kampfgruppe, Joachim Peiper sera l'artisan de nombreuses exactions sur le front Est, assassin froid et sanguinaire, il est condamné à mort puis libéré après la guerre. Ses crimes restèrent impunis, jusqu'en 1977 où il est rattraper par son passé et probablement mort dans sa maison de Traves, incendiée par des individus inconnus, qui avaient découvert sa véritable identité. (Bundesarchiv).

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                           Berlin 1935, Adolf Hitler passe en revue la division. (Bundesarchiv).

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     Chars Tigre de la 1ere SS-Panzerdivision dans le secteur de Villers-Bocage en juin 1944. (Bundesarchiv).

                           Bundesarchiv_Bild_101I-299-1805-21,_Nordfrankreich,_Panzer_VI_(Tiger_I)

             Un Tigre de la "Leibstandarte Adolf Hitler" dans le bocage normand. (Bundesarchiv).

                                     Russland,_Charkow,_defekter_Panzer_IV

      Janvier 1943, un Panzer IV de la 1ere SS-Panzerdivision détruit en Ukraine.. (Bundesarchiv).